Test de Far Cry Primal !

Je marche dans une forêt éclairée par la lune, je vois une lumière scintillante orange au loin. Bizarre. Je décide de marcher dans sa direction. Mais au bout d’un moment je me rend compte que celle-ci s’avance vers moi. C’est un ours, et il est en feux. Je dégage de son chemin et la bête féroce passe tout en grognant de douleur. Elle disparaît dans les hautes herbes et j’entend des voix humaines se rapprocher.

J’aperçoit un groupe de chasseurs d’une tribu ennemie, caché dans l’obscurité, poursuivant l’ours. Je les suis tout en restant caché jusqu’à ce qu’ils le retrouve. Un combat éclate et l’ours, qui est toujours en feu,  malmène les chasseurs et les tue. C’est l’un de ces moments que l’on peut apercevoir dans ce magnifique jeux qu’est Far Cry Primal.

Vous y avez peut être déjà joué avant. Ubisoft a « recyclé » les structures, les systèmes et le gameplay des deux épisodes précédents et les ont modifiés pour nous plonger dans l’an 10 000 avant J.-C. En ce qui concerne cet opus les armes à feu ne sont pas de la partie. Bien évidemment. Cependant le joueur ne sera pas dépaysé puisque les mécaniques de chasse, fabrication et missions sont elles toujours présentes. On peut d’ailleurs remarquer avec quelle souplesse le studio a su s’adapter et faire un jeu passionnant même si l’environnement dans lequel le joueur évolue est totalement différent.

L’histoire se passe à Oros, dans une vallée créée de toute pièce quelque part en Europe. C’est un endroit luxuriant doté de grandes étendues telles que des plaines remplies d’herbe, des forêts de séquoia, des villages paisibles, et des chutes d’eau à couper le souffle. Les rayons du soleil brumeux envahissent les endroits non ombragés des forêts le jour, pour laisser la lune éclairer d’une manière timide la nuit. Cet endroit grouille aussi de créatures sauvages, et nous donne l’impression d’un environnement plus vivant par rapport aux anciens opus.

L’air est rempli d’appels étranges provenant des anciens. Des espèces éteintes peuvent être aperçues comme le fameux Tigre à dents de sabre ou le Mammouth laineux. Si l’on parle de l’atmosphère et de l’utilisation de l’espace, cet épisode est sans doute l’open-world le plus réussi qu’Ubisoft n’ait jamais créé.

Tu joues le rôle de Takkar, un chasseur qui s’acharne pour retrouver sa tribu qui s’est dispatché au fil du temps, les Wenja, afin qu’elle retrouve sa gloire d’antan. Ubisoft a travaillé avec des linguistes pour créer un langage préhistorique cohérent. D’ailleurs la totalité du jeu est traduite. Une chose qui nous change vraiment des autres opus est qu’il n’y pas réellement de « méchant central » et sans Pagan Min ou Vaas Montenegro pour mener la danse, l’histoire perd un peu de sons intéret.

Deux tribus rivales, les cannibales Udam et les vénérant du feu Izlia, sont les antagonistes. Vos alliés sont une poignée d’excentriques incluant Tensay le shaman, Jayma le chasseur, et Karoosh le combattant, qui ont été trouvés et convaincus de rejoindre la tribu.

Le domaine d’expertise de Takkar est l’apprivoisement d’animaux. Peut-être pour remplacer le manque d’armes à feu, les animaux peuvent se battre à vos côtés. Jettes  un appât près de n’importe quelle bête que tu veux apprivoiser et tu peut te glisser pendant qu’il est distrait pour le faire devenir ton ami. Au début, tu ne pourra apprivoiser que les petites créatures comme les loups mais plus tard tu pourra te battre et même monter sur le dos de tigres à dent de sabre ou de Mammouth. Cette mécanique est très agréable et est l’une des raisons pour lesquelles Fragzing trouve que Far Cry Primal se distincte de ses prédécesseurs.

L’arsenal proposé est typiquement de l’Age de pierre tel que des bâtons, des lances et le fameux arc que l’on retrouve dans cet opus et croyez Fragzing, ils sont plutôt cools à utiliser. Balancer la lance et l’entendre se planter avec fracas dans le thorax d’un malheureux cannibale est plutôt satisfaisant si on y pense bien.

J’ai également beaucoup aimé leurs tentatives de faire des versions préhistoriques d’armes modernes comme la Bombe piquante qui n’est rien d’autre qu’une petite sacoche remplie d’abeilles. Attaquer un camp ennemi à l’aide d’un Mammouth, d’un bâton enflammé et d’un sac plein d’abeilles énervées et extrêmement amusant.

Les jumelles ont été remplacées par un chouette. Au lieu d’être bloqué par son propre champs de vision on peut facilement voler pour faire un repérage des lieux et identifier les ennemis. Plus tard, lorsque les points de compétence vous seront donnés, la chouette pourra lâcher des bombes, attaquer des ennemis et libérer des animaux enragés de leur cage. C’est un outil très puissant et qui palie très bien au manque d’armes à feu.

Autrement, le concept est toujours le même. Tu tue de manière très brutale et gore des autochtones et des animaux pour pouvoir fabriquer plus d’objets, tu allumes des feux de camps pour découvrir une zone de la carte, tu attaques des camps ennemis, tu a des rêves sous drogue. Bref le seul intérêt de cet opus est son environnement. Si vous avez déjà joué beaucoup de temps sur les anciens épisodes, l’histoire va vous paraître sans grand rebondissement. C’est du bon vieux Far Cry .

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